Caractérisation de la faune culicidienne en zone forestière du Sud Cameroun

Newsletter N°002 Mars 2013

C’est dans le cadre du projet PPRFTHC du Dr. Gimonneau Geoffrey (UMR MIVEGEC) que s’est déroulé cette mission au Sud Cameroun dans la localité de Bidjouka, du 20 au 22 Aout 2012 ayant pour but de caractériser la faune culicidienne présente en zone forestière au niveau de la canopée.

L’originalité de ce projet consiste à échantillonner la faune culicidienne dans un milieu encore extrêmement méconnu, la canopée des forêts tropicales humides. Cet habitat, qui constitue un écosystème à part entière, héberge de nombreuses espèces animales et végétales très peu étudiées, voir inconnues. L’inventaire de la faune culicidienne dans cet habitat forestier est une approche novatrice qui permet de mieux appréhender la diversité des espèces présentes dans ce milieu, d’identifier leur rôle potentiel en tant qu’agents vectoriels et donc leur importance en santé humaine. Ce projet s’intègre dans deux des axes thématiques de recherche proposés dans le cadre du PPR FTH-AC. Tout d’abord l’axe 3 intitulé «Origine, Fonctionnement et Evolution de la Biodiversité » où notre approche vise à mieux connaître la diversité de la faune culicidienne présente dans les forêts du Cameroun. Ce projet s’intègre également dans l’axe 2 intitulé «Risque infectieux dans les environnements forestiers en mutation » en lien avec l’identification de l’origine des repas de sang chez les vecteurs capturés mais également de la recherche d’agents infectieux (parasites/virus) présent chez ces insectes hématophages et potentiellement transmissible à l’homme.

Le site d’étude de cette mission se situait en zone forestière dans le massif de Ngovayang à proximité de la localité de Bidjouka. Durant deux nuits consécutives, des pièges lumineux ont été mis en place afin de collecter la faune Culicidienne. Quatre pièges ont été placés dans la canopée, à environ 25 mètres de hauteur et quatre autres à 1,5 mètres du sol. Les individus collectés ont été conditionnées sur place et identifiés par la suite au laboratoire de lutte contre le paludisme de l’Oceac. Actuellement, les insectes sont en cours d’identification.

Geoffrey Gimonneau (IRD)