20ème Conférence de l’Association Africaine des Entomologistes

« Changements globaux et impacts sur la biodiversité des insectes : La gestion intégrée des insectes ravageurs et des vecteurs de maladies en Afrique »

Communiqué de presse | Yaoundé | 23.10. 2013

Le Comité Exécutif de l’Association Africaine des Entomologistes (AAIS) et la Société Entomologique du Cameroun (SEC), sous le patronage de Monsieur le Ministère de l’Enseignement Supérieur, en partenariat avec l’Ecole Normale Supérieure de l’Université de Yaoundé I, l’IRD, l’IITA, le CORAF et Africa Rice, organisent la 20ème conférence de l’AAIS, qui se tiendra au Cameroun (Ecole Normale Supérieure de l’Université de Yaoundé I, du 27 au 31 octobre 2013). Les participants issus du monde universitaire, des ONG et des pouvoirs publics, viendront de près de 20 pays africains et d’Europe. Le thème retenu pour cette 20ème conférence est : « Changements globaux et impacts sur la biodiversité des insectes : La gestion intégrée des insectes ravageurs et des vecteurs de maladies en Afrique ».

Les insectes représentent la moitié de la diversité des espèces d’organismes vivants. A nos jours 1 200 000 espèces d’insectes ont été décrites. Ceci ne représente qu’une petite fraction des espèces qui existent réellement et qu’on estime entre 10 000 000 et 30 000 000. Tout comme les autres organismes, cette diversité est plus grande sous les tropiques. Ces insectes jouent un rôle primordial dans le fonctionnement des écosystèmes à travers la pollinisation de nombreuses espèces de plantes et tout particulièrement d’espèces cultivées par l’homme et les cycles du carbone. Nombre d’espèces entrent en compétition avec les activités agricoles de l’homme et la lutte contre ces ravageurs représente un coût économique et écologique énorme. D’où l’immense intérêt à développer la lutte intégrée et les méthodes alternatives aux pesticides chimiques. Les insectes interagissent aussi avec la santé de l’homme. Qui n’a jamais eu affaire à un moustique, et en Afrique au paludisme ? Ces insectes vecteurs, du paludisme, des dengues du virus du chikungunya, constituent un véritable fléau pour l’humanité et leurs capacités d’adaptation se révèlent de jour en jour plus forte. Ils procurent des bénéfices inestimables à la société humaine à travers les espèces que nous consommons où qui dont nous consommons les productions comme le miel. A ce propos, le Cameroun s’est retrouvé à l’honneur très récemment à travers la labellisation de deux de ses produits agricoles phares, le Poivre de Penja et le Miel blanc d’Oku qui font partie des trois premiers produits agricoles africains auxquels on a accordé le label d’Indication Géographique Protégé. On voit un intérêt certain se développer dans le monde autour des insectes comestibles. Or l’Afrique est une des régions où la consommation d’insectes, chenilles, termites, criquets, vers blancs reste encore très importante. Il s’agit non d’une ressource ancestrale vouée à s’étioler, mais bien d’une ressource d’avenir à développer et à utiliser de manière rationnelle et moderne.

 

Les insectes nous fascinent par leur diversité mais aussi la crainte que certains d’entre eux peut générer. Le 20° colloque de l’AAIS qui se tiendra prochainement à Yaoundé sera l’occasion de faire le point sur les recherches menées aujourd’hui sur le continent et sans aucun doute de mieux faire connaître cette discipline centrale à une bonne partie de nos préoccupations quotidiennes : agriculture, santé, sécurité alimentaire et biodiversité

Cadre d’échanges, d’amélioration et de diffusion des connaissances dans les différents domaines de l’Entomologie

Cette conférence qui se veut un cadre d’échanges fructueux, va contribuer à l’amélioration et à la diffusion des connaissances dans les différents domaines de l’Entomologie indispensables au développement de l’Afrique.

Les sous-thèmes retenus pour cette20ème conférence sont, entre autres :

1. Impacts sur la biodiversité des insectes utiles, nuisibles et des vecteurs de maladies

2. Nouveaux défis dans la gestion intégrée des insectes ravageurs et des vecteurs de maladies

3. Partage de l’information et des connaissances et mise en réseaux

4. Biotechnologie, Organismes génétiquement modifiés et Biosécurité

5. Education en gestion intégrée des insectes/vecteurs et renforcement des capacités

6. Biodiversité et Taxonomie des insectes

7. Gestion intégrée des insectes des stocks et pesticides d’origine végétale

 

Pour aller plus loin :

 

L’IRD au Cameroun

L’Institut de recherche pour le développement (IRD) est un organisme français de recherche, original et unique dans le paysage européen de la recherche pour le développement.

Privilégiant l’interdisciplinarité, l’IRD centre ses recherches, depuis plus de 65 ans, sur les relations entre l’homme et son environnement en Afrique, Méditerranée, Amérique latine, Asie et dans l’Outre-Mer tropical français.

Ses activités de recherche, de formation et d’innovation ont pour objectif de contribuer au développement social, économique et culturel des pays du Sud.

Au Cameroun et en Afrique centrale, les programmes de recherche actuels sont centrés sur l’hydrologie, les patrimoines, l’archéologie, la santé, les forêts tropicales humides, la géographie et les sciences humaines.

www.cameroun.ird.fr

L’AAIS

L’AAIS (African Association of Insects Scientists - Association Africaine des Entomologistes) annonce sa 20ème réunion et conférence scientifique.

L’AAIS regroupe les scientifiques et les Institutions intéressés par la promotion de l’Entomologie et ses applications en Afrique.

www.ueab.ac.ke/AAIS

La SEC

La Société des Entomologiste du Cameroun (SEC) regroupe des entomologistes du Cameroun

Contact presse

IRD Yaoundé : Joseph Fumtim | joseph.fumtim@ird.fr | T : (237) 22 20 15 08

IRD Yaoundé : Pr. Joseph Lebel Tamesse (Vice-Président SEC) | jltamesse@yahoo.fr| T : (237) 77 52 28 50

Pour en savoir plus UMR Biodiversité et évolution des complexes plantes-insectes ravageurs-antagonistes (BEI ) [www.legs.cnrs-gif.fr]

Vidéo canal IRD «  Hubert le coléoptère  : http://www.ird.fr/la-mediatheque/videos-en-ligne-canal-ird/hubert-le-coleoptere