La Zone du TRIDOM

Cette zone, couvre une superficie de 141.000 km² dont 35.968 km² (24%) d’aires protégées (Dja, Boumba-Bek, Nki et Mengame pour le Cameroun ; Minkébé et Mwagne pour le Gabon; Odzala pour le Congo. Cette zone, jusque-là très enclavée, peu anthropisée et peu connue va au devant de transformations considérables avec l’ouverture des mines près de Lomié et Mballam (au Cameroun), avec des infrastructures de déserte lourde et le projet minier de Bellinga au Gabon. Ces transformations, conjuguées à l’intérêt naturel de la zone, posent la plupart des problématiques du PPR. Le projet UNOPS/TRIDOM (en partenariat avec WCS et WWF et sous l’égide de la COMIFAC) vise à un aménagement de l’espace entre les aires protégées préservant autant que possible la biodiversité et limitant les nuisances. Cette zone correspond de plus aux têtes de trois grands bassins versants (avec des questions sur la diversité ichtyologique, de changements de régimes hydrologiques et de pollutions potentielles).

Stations dans la zone TRIDOM et sites complémentaires

Au Cameroun, il n’y a pas de système d’observation dans cette zone (d’où l’intérêt d’y localiser un site avec une petite station d’accueil), mis à part en limite Ouest du Dja. Des sites de contact forêt-savane, ayant déjà fait l’objet d’études seront considérés en complément (Mbam-Djerem). Au Gabon, deux stations se dégagent, la Lopé (mosaïque forêt-savane, grosse accumulation de données, y compris diachroniques) et Makokou-Ipassa (forêt dense, peu utilisée depuis 2 décennies mais largement étudiée dans les années 70-80 et récemment réhabilitée). La zone de Belinga, en cours d’ouverture d’exploitation pour le fer, représente également un site d’intérêt. Au Congo Brazzaville, la station de Ouesso pourrait compléter le dispositif pour des recherches plus ponctuelles. Au coeur de la zone, des aspects paléo-environnement et biodiversité concerneront les environs de Souanké, au lac Manangoya (± 1km de diamètre) jamais carotté ni inventorié et au Mont Nabemba (point culminant du Congo Brazzaville, 1020 m), très peu connus mais fondamentaux pour comprendre l’histoire climatique et biogéographique de la région.

Réseaux régionaux d’observations

Ils permettent de resituer la zone d’intérêt principal dans un contexte plus large et de développer des partenariats, régionaux et internationaux sur des thématiques liées au climat, à l’hydrologie et à la dynamique de la forêt. Ils concernent :

  • les stations climatologiques
  • les sites d’observations du bassin
  • versant du Nyong
  • le réseau des 51 placettes permanentes (1 ha) de suivi de la dynamique forestières (Picard 2007) permettant des travaux d’interface, cycles biogéochimiques, etc.