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Chorologie de Protaetia (Potosia) opaca Fabricius 1787 En FRANCE (Coleoptera, Cetoniinae, Cetoniini).

Pierre Tauzin

Résumé :

La distribution du Cetoniinae Protaetia (Potosia) opaca (Fabricius 1787) est précisée sur le territoire français et illustrée sur une carte. L’espèce représentée la plupart du temps par la variété cardui Gyllenhal sur le territoire continental, est localisée surtout dans les secteurs boisés de quelques étages bioclimatiques du domaine biogéographique méditerranéen, dans un intervalle d’altitude ne dépassant rarement les 1000 m. Au plan de son exigence écologique, elle recherche pour son développement les cavités d’arbres feuillus (chêne-liège, Chêne vert, Oliviers et châtaigniers). Son aire de répartition est précisée aussi sur tout le pourtour méditerranéen. 

Cetoniimania, Volume N°1 Juin 2007, 19-48

Beschreibungen neuer und Bemerkungen über bekannte Cetoniinae aus dem tropischen Asien (Coleoptera ,Scarabaeidae)

René Miksic

Résumé :

This paper deals with the description of the following new species: Plectrone nonveilleri sp.n.(Luzon), Plectrone romblonica sp.n. (Romblon), Protaetia (Euprotaetia) kuehbandneri sp.n. (Romblon) and Protaetia (subgenus?) burmanica sp.n.(Burma). The population from Mindanao of Mecinonota albomaculata (MOSER, 1917) is described as mindanaoana ssp. n. New records and remarks are published concerning the following species: Taeniodera monacha sumatrana MIKS1C,1976, Macronotiola elongate (GOR Y&PERCHERON,l833), Agestrata luzonica ESCHSCHOLTZ,l829, Protaetia (Heteroprotaetia) fusca (HERBST,1790), Protaetia scepsia (DOHRN,1872), Protaetia compacta (MOHNIKE,l873), Protaetia nocturna banksi MOSER,1909, Protaetia ferrugi nea (GORY&PERCHERON,l833), Astraea (Euglypta) romblonica MIKSIC,1982, Euglypta mineti ARNAUD,1982,and Glycyphana (Glycyphaniola) quadricolor niveopunctata MOSER 1922.

Entomofauna, Zeitschrift fur entomologie, 20 november 1983, 381-397

New co-attractants synergizing attraction of Cetonia aurata aurata and Potosia cuprea to the known floral attractant

Vuts and al

Résumé :

To improve the efficiency of the known floral attractant of Cetonia aurata aurata and Potosia cuprea [3-methyl eugenol, 1-phenylethanol and (E) - anethol] electroantennographic tests were conducted using the antennae of both species. Among synthetic floral compounds eliciting the highest responses from the antennae, geraniol, (±)-lavandulol and ß-ionone, were chosen for field experiments. In field trapping tests in Hungary the addition of (±)-lavandulol to the known attractant resulted in significantly higher catches of both scarabs than the ternary blend alone or the single compounds. Only geraniol resulted in higher catches of P. cuprea when added to the ternary attractant. The addition of ß-ionone to the known attractant decreased catches. In further tests the addition of geraniol in the same single dispenser as the known ternary mixture plus (±)-lavandulol did not increase catches of C. a. aurata and P. cuprea. The improved bait consisting of 3-methyl eugenol/1-phenylethanol/ (E)-anethol/(±)-lavandulol described in this study is recommended for use in trapping of C. a. aurata and P. cuprea for agricultural purposes.

Journal of Applied Entomology 134 (2010) 9–15

doi: 10.1111/j.1439-0418.2009.01432.x

Beschreibungen neuer und Bemerkungen über bekannte Cetoniinae aus dem tropischen Asien (Coleoptera ,Scarabaeidae)

René Miksic

Résumé :

This paper deals with the description of the following new species: Plectrone nonveilleri sp.n.(Luzon), Plectrone romblonica sp.n. (Romblon), Protaetia (Euprotaetia) kuehbandneri sp.n. (Romblon) and Protaetia (subgenus?) burmanica sp.n.(Burma). The population from Mindanao of Mecinonota albomaculata (MOSER, 1917) is described as mindanaoana ssp. n. New records and remarks are published concerning the following species: Taeniodera monacha sumatrana MIKS1C,1976, Macronotiola elongate (GOR Y&PERCHERON,l833), Agestrata luzonica ESCHSCHOLTZ,l829, Protaetia (Heteroprotaetia) fusca (HERBST,1790), Protaetia scepsia (DOHRN,1872), Protaetia compacta (MOHNIKE,l873), Protaetia nocturna banksi MOSER,1909, Protaetia ferrugi nea (GORY&PERCHERON,l833), Astraea (Euglypta) romblonica MIKSIC,1982, Euglypta mineti ARNAUD,1982,and Glycyphana (Glycyphaniola) quadricolor niveopunctata MOSER 1922.

Entomofauna, Zeitschrift fur entomologie, 20 november 1983, 381-397

The genus Cotinis Burmeister in the eastern United States, with description of a new species from the Florida Keys, including a checklist of the genus (Coleoptera: Scarabaeidae: Cetoniinae)

Robert E. Woodruff

Résumé :

In the eastern United States, the genus Cotinis Burmeister previously contained only C. nitida (L.), the common economic pest known as the “Green June Beetle”. A new species from the Florida Keys, Cotinis aliena, is here described and illustrated. A checklist is provided for the genus, which includes 27 valid New World species, and 44 synonyms.

Insecta Mundi 0051, December 2008, 1-13

Neue Beiträge zur Kenntnis der Cetoniinae der Philippinen und von Malaysien (Coleoptera,Scarabaeidae)

René Miksic

Résumé :

This paper deals with the description of the following new species: Mecinonota antoinei sp.n. (Palawan), Heterorrhina (Eoheterorrhina) lumawigi sp.n. (Mindanao), Glycyphana (Euglycyphana) nigra sp.n. (Palawan), and Glycyphana (Glycyphaniola) inexpectata sp.n (Malaysia). New records and remarks are published for Meroloba quadrilineata NAGAI, 1984, Protaetia (Goetzia) luridoguttata MOSER, 1918, and Protaetia (Poecilophana) juliae NAGAI, 1984.

Entomofauna, Zeitschrift fur entomologie, 10 February 1986, 65-77

Les insectes actuels témoins des passés de l’Afrique : essai sur l’origine et la singularité de l’entomofaune de la région afrotropicale

Philippe Le Gall, Jean-François Silvain, André Nel & Daniel Lachaise

Résumé :

Cet essai sur l’histoire évolutive des insectes dans la région afrotropicale met en rapport la systématique et l’évolution de nombreux groupes d’insectes avec les grands traits de l’histoire géologique, paléobiogéographique et paléoclimatique du continent africain. Il est réalisé à partir d’une approche synthétique qui s’efforce d’analyser quelques grandes lignes de l’origine de la diversité des faunes entomologiques de cette région. Si l’histoire générale des insectes à l’échelle du globe est assez bien connue grâce aux fossiles, ces derniers restent relativement rares, ou peu étudiés, sur le continent africain malgré la richesse entomologique de plusieurs gisements d’Afrique australe. Les premières traces fossiles connues en Afrique remontent au Permien (Madagascar et Afrique du sud, Formation de Whitehill : 250-290 Ma), une faune de type plus moderne est connu du Trias supérieur (gisement de Molteno : 200-250 Ma) et se diversifie véritablement au Crétacé (gisement d’Orapa : 89-93 Ma). L’importance de ces gisements ne permet cependant pas de se représenter l’évolution des faunes d’insectes africains, en particulier entre le Trias et le Crétacé et au long du Cénozoïque. Or, c’est à cette époque que la faune africaine acquiert l’essentiel de son originalité actuelle. Le point originel de la région afrotropicale se situe à l’éclatement du Gondwana, qui se traduit entre autres par la séparation définitive des continents africain et sud-américain au début du Crétacé supérieur vers 95 Ma. Mais si l’Afrique tire sa spécificité, comme région biogéographique, de l’éclatement du Gondwana, la question se pose de savoir quelle a pu être l’influence de l’ancienne continuité géographique entre les continents de l’hémisphère sud sur les faunes actuelles de ces régions et notamment de la région afrotropicale. Les taxons qui présentent des répartitions disjointes sur plusieurs éléments des continents austraux sont ainsi généralement qualifiés de gondwaniens. Ils présentent des taux remarquables d’endémisme. On ne leur connaît pas de représentant actuel hors des régions australes des continents de l’hémisphère Sud. Pourtant, les fossiles suggèrent que ces distributions disjointes seraient le résultat d’un processus d’extinction postgondwanien plutôt que du maintien d’un endémisme originel. Il serait alors plus judicieux d’utiliser à leur propos la dénomination de taxons mésozoïques en lieu et place de taxons gondwaniens. L’Amérique du Sud et l’Afrique constituent deux ensembles comparables et ayant partagé une histoire commune avant la scission du Gondwana. L’Afrique partage peu de taxons actuels avec le continent américain et l’origine des éléments communs apparaît comme très diverse. Il faut tout d’abord écarter les espèces qui ont bénéficié d’un transport humain. C’est le cas de divers insectes ravageurs et de certains de leurs antagonistes. On reconnaît aussi quelques genres communs à l’Afrique et aux Amériques, comme Schistocerca(Orthoptères) ou Mallodon (Coléoptères). Le genre Schistocerca originaire de l’Ancien Monde s’est fortement développé en Amérique du Sud et en Amérique centrale suite à un événement de migration trans-atlantique récent, fortuit et très certainement unique. La voie de passage la plus fréquentée a été le détroit de Behring, mais elle a imposé aux taxons une capacité d’adaptation aux climats tempérés à froids qui régnaient dans cette région à partir du Miocène et n’a pas permis le passage à nombre de taxons de climats chauds intertropicaux. L’ancienneté de certains taxons s’illustre par l’existence de disjonctions dans les chorologies des genres ou des familles. Des exemples s’observent tout particulièrement chez les Orthoptera: Charilaidae, chez certainsDiptera: Bombyliidae et des Hymenoptera: Megachilidae de la tribu des Fideliini. Les grands ensembles biogéographiques de la région afrotropicale se sont mis en place au cours d’évènements biologiques catastrophiques ou non (crises de la diversité, etc.) qui ont modelé les flores et les faunes du Crétacé au Néogène. La fin du Crétacé est supposée marquée par une crise biologique majeure, mais celle-ci n’a apparemment pas affectés les familles d’insectes de façon significative. Les grands changements au niveau familial chez ceux-ci et chez les angiospermes se sont produits bien plus tôt, au milieu du Crétacé (Albien-Turonien). De nombreux groupes végétaux ou animaux disparaissent, tandis que se développe une nouvelle fl ore dominée par les Angiospermes et les faunes associées. Au Néogène le continent africain est le théâtre d’une explosion des formes biologiques adaptées aux environnements dominés par les graminées liés aux changements climatiques qui interviennent à cette époque. Une autre période clé pour la faune entomologique éthiopienne est la restauration du contact entre la plaque tectonique africaine et la plaque eurasiatique au Miocène vers 17 Ma, voire avant, vers la fin de l’Oligocène. Trois régions biogéographiques de l’Ancien Monde, les régions paléarctique, orientale et éthiopienne partagent à divers moments de leur histoire de nombreux taxons. La mise en contact physique des plaques eurasiatique et africaine renforce les passages entre ces régions. Les échanges, nombreux, n’interdisent pas le maintien d’un fort endémisme. L‘Afrique australe se caractérise ainsi par une faune d’insectes endémiques très remarquable. Si quelques-uns de ces rameaux correspondent parfaitement à ce que l’on peut appeler des reliques gondwaniennes, l’isolement géographique a contribué à l’originalité des processus évolutifs locaux, processus qui auraient pu être accélérés par les conditions écologiques particulières comme cela a été démontré pour les Tenebrionidae et certains Scarabaeidae du désert du Namib. La région intertropicale du continent a été le creuset de l’évolution des faunes forestières. L’immense massif forestier supposé plus ou moins continu au Paléogène a connu dès le Miocène et jusqu’à aujourd’hui une longue histoire de morcellement et de reconstruction qui, par contrecoup, a contribué à diviser les nombreuses lignées forestières en espèces et populations multiples. La systématique des genres actuels d’insectes forestiers est le reflet de cette histoire chaotique. Les montagnes de la région éthiopienne ont aussi joué un rôle déterminant dans la structuration des faunes d’insectes. Comparée aux faunes d’altitude des régions orientale et néotropicale, l’entomofaune d’altitude est relativement pauvre en Afrique sub-saharienne, mais elle indique clairement des affinités complexes et des migrations anciennes entre les grands blocs faunistiques actuels. Les forêts submontagnardes volcans miocènes de la Ligne Volcanique du Cameroun, comme les montagnes granitiques pré-miocènes de l’Arc Oriental, chaîne de montagne qui s’étire des collines de Taita (Kenya) au Makambako Gap en Tanzanie, ont fonctionné comme des « îles continentales » pendant au moins 10 millions d’années. Elles ont généré un grand nombre de formes endémiques. La Ligne Volcanique du Cameroun a joué un rôle structurant très important aussi bien dans la circulation que dans l’isolement des éléments faunistiques, non seulement montagnards, mais surtout des espèces adaptées aux altitudes moyennes qui se sont particulièrement développées en Afrique orientale à la suite du relèvement de l’Est et du Centre de l’Afrique. Le rôle du Rift africain est encore difficile à apprécier. Les études faunistiques sont très généralement restreintes à des analyses sous-régionales ou restent simplement descriptives. Hormis l’analyse des faunes montagnardes, peu de synthèses comparent les régions ouest et est africaines. La complexité des forces évolutives à l’œuvre, soulèvement global de la région orientale, volcanisme récent, présence de chaînes montagneuses anciens, assèchements du climat à l’Est et maintien de grands massifs forestiers à l’Ouest, complique l’analyse du message contenu dans les faunes actuelles. On dispose là d’un chantier de recherches plein de promesses à condition de l’étendre au-delà du simple rôle du Rift. Tous les éléments présentés ici démontrent que l’entomofaune de la région éthiopienne est un assemblage composite d’espèces anciennes, d’espèces jeunes et d’espèces naissantes qui illustrent la diversité des histoires évolutives qui se sont déroulées dans cette région. À travers leur diversité, les insectes sont un modèle incomparable pour l’étude des écosystèmes terrestres et les connaissances accumulées par les travaux taxonomiques et faunistiques offrent un vaste champ d’investigation à explorer grâce aux outils modernes de la biologie.

Ann. soc. entomol. Fr. (n.s.), 2010, 46 (3–4): 1-50

Une nouvelle sous-espèce de Netocia subpilosa Desbrochers des Loges, 1869, d'Iran (Coleoptera, Cetoniidae)

Olivier Montreuil et Jean Philippe Legrand

Résumé :

Une nouvelle sous-espèce de Netocia subpilosa Desbrochers des Loges, 1869, est décrite d'Iran et comparée aux taxa proches. Cette espèce est signalée pour la première fois de ce pays.

Cetoniimania. NS, N°l octobre 2010 : 21-24

Climatic and cultural changes in the west Congo Basin forests over the past 5000 years

Richard Oslisly et al

Résumé :

Central Africa includes the world’s second largest rainforest block. The ecology of the region remains poorly understood, as does its vegetation and archaeological history. However, over the past 20 years, multidisciplinary scientific programmes have enhanced knowledge of old human presence and palaeoenvironments in the forestry block of Central Africa. This first regional synthesis documents significant cultural changes over the past five millennia and describes how they are linked to climate. It is now well documented that climatic conditions in the African tropics underwent significant changes throughout this period and here we demonstrate that corresponding shifts in human demography have had a strong influence on the forests. The most influential event was the decline of the strong African monsoon in the Late Holocene, resulting in serious disturbance of the forest block around 3500 BP. During the same period, populations from the north settled in the forest zone; they mastered new technologies such as pottery and fabrication of polished stone tools, and seem to have practiced agriculture. The opening up of forests from 2500 BP favoured the arrival of metallurgist populations that impacted the forest. During this long period (2500–1400 BP), a remarkable increase of archaeological sites is an indication of a demographic explosion of metallurgist populations. Paradoxically, we have found evidence of pearl millet (Pennisetum glaucum) cultivation in the forest around 2200 BP, implying a more arid context. While Early Iron Age sites (prior to 1400 BP) and recent pre-colonial sites (two to eight centuries BP) are abundant, the period between 1600 and 1000 BP is characterized by a sharp decrease in human settlements, with a population crash between1300 and 1000 BP over a large part of Central Africa. It is only in the eleventh century that new populations of metallurgists settled into the forest block. In this paper, we analyse the spatial and temporal distribution of 328 archaeological sites that have been reliably radiocarbon dated. The results allow us to piece together changes in the relationships between human populations and the environments in which they lived. On this basis, we discuss interactions between humans, climate and vegetation during the past five millennia and the implications of the absence of people from the landscape over three centuries. We go on to discuss modern vegetation patterns and African forest conservation in the light of these events.

Philosophical Transactions of the Royal Society B 368: 20120304.

Nouvelles Oxythyrea Mulsant, 1842, Netocia Costa, 1852, et Potosia Mulsant & Rey, 1871, d'Iran (Coleoptera : Cetoniidae).

Olivier Montreuil et Jean Philippe Legrand

Résumé :

Oxythyrea cinclella taftanensis n. ssp., Netocia khorasanica n. sp., Netocia jakli n. sp, Potosia flutschiana n. sp ., Potosia  keithi; n. sp. Potosia cuprea mehrabii n. ssp. et Potosia splendidula kermanensis n. ssp. sont décrites d'Iran et comparées aux taxons proches. Tropinota turanica Reitter, 1889, d'Asie centrale et Potosia cuprea ssp, caucasica (Kolenafi,  1846) du Caucase sont signalées pour la première fois d'Iran.

CETONIIMANIA , Planète Cétoines Association Magazine Volume n°3 et 4, décembre 2008 : 156 - 164

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