Evénements

Conférences

La Journée Scientifique "Patrimoine et Développement"

UCAC et IRD

L’université Catholique d’Afrique Centrale (Ucac) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD), co-organisent le 19 novembre 2014 au Campus de l’Ucac à Nkolbisson, une journée scientifique « Patrimoine & développement ».

La journée scientifique « Patrimoine & développement » vise à montrer la diversité de la thématique ainsi que le potentiel économique et professionnel concret du secteur. Ce sera l’occasion d’attirer l’attention des étudiants et des professionnels cherchant une spécialisation, ou un complément à leurs compétences acquises.

En effet, du processus de patrimonialisation d’un bien naturel ou culturel, qu’il soit matériel ou immatériel, en passant par la muséologie, par l’archéologie préventive, ou par la mise en valeur touristique, il s’agit d’autant de facettes d’un seul et même phénomène, particulièrement dynamique dans les pays du sud et qui touche autant la recherche fondamentale que le développement et le management de projet.

Les interventions seront circonstanciées et concrètes. Elles seront axées sur la définition des patrimoines, et leurs implications dans les champs de la formation humaine, de la gestion et de la vie économique.

Une vision mondiale de la patrimonialisation, sera conjuguée avec des approches régionales proprement africaines, ainsi qu’avec des réalisations ponctuelles porteuses d’un nouveau regard sur l’héritage culturel et naturel de l’Afrique Centrale.

 

Coopération scientifique IRD-UCAC

Cette journée scientifique entre dans le cadre de l’accord-cadre de coopération scientifique entre l’UCAC et l’IRD, signé le 21 mars 2014. Accord portant, entre autres, sur la réalisation conjointe de projets de recherche ; le montage de groupes de recherche ; l’accueil des personnels scientifiques, la formation, l’expertise et l’information scientifique.

Programme

Matinée : 

9h : Mot de bienvenue : Pr. Richard Filakota (Recteur de l’UCAC)

9h10 : Introduction : Pr. Marie–Thérèse Mengue et Dr. Geoffroy de Saulieu  UCAC/IRD :

Pourquoi le patrimoine / un patrimoine pour quoi faire ?

 

Modérateur : Pr. Laurent Vidal  (IRD)

9h30 : Dominique Guillaud (IRD)Effervescence patrimoniale dans les pays du Sud.

10h : Dr. Pascal Nlend (VABIOCE): L’archéologie préventive au Cameroun : constat et perspectives.

10h30 : Pause-café

11h : Pr. Jean-Didier Boukongou (UCAC) : La difficile émergence de la notion juridique de patrimoine en Afrique.

11h30 : Questions & débat

13h : Repas 

Après-midi :

14h30 : Pr. Claude Abe (UCAC) : Aspects socio-anthropologiques de la patrimonialisation en Afrique.

15h : Dr. Romain Calaque WCS): Conservation du patrimoine naturelle dans une perspective de gouvernance territoriale (

 15h30 : Dr. Régis Talla (NASSARA AGENCY). : Un projet de mise en valeur patrimoniale : le documentaire « Sur les traces de mon père. Identité & photographie », Avec la projection du court-métrage « Nuancier Jacques Tousselles » (15 minutes).

Questions & Débat : 16h

16h45 : Pr. Marie-Thérèse Mengue, Pr. Laurent Vidal, Dr. Geoffroy de Saulieu

Conclusions et perspectivesC, Campus de Nkolbisson, Yaoundé, le 19 novembre 2014

 

Contact presse :

IRD99 98 04 88 cameroun@ird.fr |

UCAC22 74  00 / 22 30 54 98 ou 99

Pour en savoir plus

www.ucac-icy.net

www.cameroun.ird.fr

Les insectes du Mbam Minkom : un site menacé d’urbanisation de la région de Yaoundé

Philippe Le Gall, entomologiste à l’IRD/IRAD

Institut Français de Yaoundé, Salle de spectacle, Mercredi 11 janvier 2013 à 17h

Elites et accaparement de terres au Cameroun : l’exemple du palmier à huile

Patrice Levang, Chercheur IRD/CIFOR

Institut Français de Yaoundé, Salle de spectacle, Mercredi 15 février 2012 à 17 h

Colloques

Atelier régional sur la stratification des formations forestières en Afrique centrale

Du 30 au 31 janvier 2014 s’est tenu à l’hôtel La Falaise Bonanjo à Douala, Cameroun, un atelier régional sur la stratification des formations forestières en Afrique centrale. Organisé dans le cadre du projet de renforcement des capacités institutionnelles en matière de REDD+ pour la gestion durable des forêts dans le bassin du Congo (ci-après dénommé PREREDD) de la COMIFAC, cet atelier a réuni 23 participants des six pays de la sous-région concernés par le projet (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo) ainsi que des experts internationaux (Belgique, France, USA).

 

30-31 janvier 2014 à Douala, Cameroun

La forêt d’Afrique Centrale : biodiversité, présente et passée. Quels enjeux pour le futur?

Projet ANR «6ème extinction»

Colloque joint (projet C3A), (PPR FTH) et (la Banque Africaine de Données Polliniques)

Lac Bambili Quel est l’impact du temps long sur l’écologie actuelle ? L’histoire peut-elle expliquer les particularités des écosystèmes forestiers tropicaux? Pour répondre à ces questions cruciales pour la compréhension de la vulnérabilité environnementale face au changement climatique, le projet C3A était focalisé sur un des chapitres dramatiques de notre histoire climatique: la dernière grande crise qui a eu lieu il y a quelques 3-4 millénaires en Afrique. Après une longue époque d’amélioration climatique au cours de l’Holocène, l’Afrique intertropicale a été frappée par une crise majeure qui a atteint l’ensemble des écosystèmes de façon profonde et souvent irréversible. Celle-ci a touché non seulement à l’étendue des formations forestières mais aussi à la structure et la composition même des forêts. Le déroulement de cette crise et ses conséquences pour les écosystèmes actuels sont aujourd’hui encore mal explorés.

L’Afrique tropicale représente pour la communauté scientifique un formidable objet d’étude. Du fait de sa particularité tout d’abord : L’Afrique tropicale se démarque des autres régions forestières tropicales de la planète. En la comparant à l’Amazonie et à l’Asie du Sud-Est, Paul Richards, pionnier de l’écologie des forêts tropicales, fut le premier, en 1973, à qualifier l’Afrique de « the odd man out » (l’intrus) : la région forestière tropicale y est caractérisée par des climats actuels plus secs que ceux des autres grands blocs forestiers tropicaux. Elle fut soumise à des fluctuations climatiques passées extrêmes à l’origine, selon Richards, de la répartition et la composition de ses écosystèmes actuels. Avec Richards, d’autres écologues et paléoécologues, dont Aubréville ou Schnell ont été dans la communauté française de remarquables pionniers, tentent de déceler les conséquences de l’histoire pour le fonctionnement actuel des écosystèmes forestiers tropicaux de l’Afrique (Parmentier et al., 2007). La région forestière d’Afrique, comme le reste du continent, se démarque dans un aspect supplémentaire : de tous les continents, c’est en Afrique que l’instabilité politique, la diversité de langues et de cultures, ainsi que le manque cruel d’infrastructures ont le plus freiné l’accumulation de connaissances scientifiques sur la biodiversité et son histoire. A l’échelle planétaire, c’est l’un des plus grands verrous à faire sauter pour faire avancer notre compréhension de la biodiversité tropicale et pour formuler des stratégies pour la conservation et la gestion durable des écosystèmes tropicaux. La communauté scientifique française a depuis plusieurs décennies joué et joue encore un rôle majeur dans la recherche sur la biodiversité de cette région, dans la mise en place de partenariats entre chercheurs du Nord et chercheurs du Sud, et dans le renforcement des capacités scientifiques des chercheurs africains. Encore aujourd’hui, les forêts de l’Afrique centrale restent relativement épargnées, comparées à celles des autres grands massifs forestiers tropicaux, de la déforestation à grande échelle à des fins agro-industrielles. Cependant, cette situation va changer rapidement, face aux nouvelles demandes de produits forestiers, d’énergie, de nourriture et de ressources minières dont regorge le sous-sol du continent. Il est donc urgent de profiter de la fenêtre d’opportunité actuelle pour étudier la biodiversité des forêts tropicales africaines, fournir les données de base pour documenter leur importance pour la conservation de la biodiversité et le maintien des services écosystémiques, et aider les pays africains à développer les capacités pour mieux défendre leurs propres intérêts dans la politique environnementale à l’échelle planétaire.

Ce colloque marque la fin du projet C3A au Cameroun. Il est financé par le projet C3A et le Programme Pilote Régional de l’IRD « FTH-AC Changements globaux, biodiversité et santé en zones forestières d’Afrique centrale ». L’invitation faite aux collègues de la « Banque Africaine de Données Polliniques » (APD) originaires des pays voisins d’Afrique centrale: Nigéria, République démocratique du Congo, Ouganda, Kenya est l’occasion d’offrir une vue régionale dépassant largement le cadre géographique et temporel initial pour couvrir une histoire environnementale et climatique de l’Afrique centrale longue de plusieurs centaines de milliers d’années.

Ce colloque bénéficie de l’aide administrative du laboratoire LOCEAN à Paris et du bureau de l’IRD à Yaoundé. Nous remercions très vivement les authorités compétentes du Cameroun pour nous avoir fourni les authorisations de recherche et les aides nécessaires au projet.

La photographie représente le Lac Bambili (2000 m) au Nord-Ouest du Cameroun,près de Bamenda.

Yaoundé du 21 au 25 octobre 2013.

Congrès

Changements globaux et impacts sur la biodiversité des insectes : La gestion intégrée des insectes ravageurs et des vecteurs de maladies en Afrique.

Le Comité Exécutif de l’Association Africaine des Entomologistes (AAIS) et la Société Entomologique du Cameroun (SEC), sous le patronage de Monsieur le Ministère de l’Enseignement Supérieur, en partenariat avec l’Ecole Normale Supérieure de l’Université de Yaoundé I, l’IRD, l’IITA, le CORAF et Africa Rice, organisent la 20ème conférence de l’AAIS, qui se tiendra au Cameroun (Ecole Normale Supérieure de l’Université de Yaoundé I, du 27 au 31 octobre 2013). Les participants issus du monde universitaire, des ONG et des pouvoirs publics, viendront de près de 20 pays africains et d’Europe. Le thème retenu pour cette 20ème conférence est : « Changements globaux et impacts sur la biodiversité des insectes : La gestion intégrée des insectes ravageurs et des vecteurs de maladies en Afrique ».

Yaoundé du 27 au 31 octobre 2013